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La Déesse est vivante. Au travers de la saison d’automne, elle se manifeste dans les arbres, les feuilles, les fruits qui deviennent ses formes, son corps. Sa voix peut être entendue.

Durant cet atelier, nous nous rendrons dans les bois, nous profiterons de la beauté de l’automne abrités sous les arbres.

L’atelier se décompose comme suit :
…1°) Nous commencerons, à l’intérieur du cercle, par voyager entre les mondes et rencontrer les esprits du lieu pour se présenter à eux et les remercier de nous accueillir. Nous rencontrerons, si le moment s’y prête, également nos esprits alliés.
2°) Nous continuerons par un court cercle de paroles pour partager entre nous ce que nous voudrions trouver durant la période s’étalant entre l’équinoxe d’automne et Samhain.
3°) Nous poursuivrons par un voyage dans l’Autre-Monde à la recherche de la voix de Cerrydwen puis nous écouterons le chuchotement de la nature qui nous entoure.
4°) Pour terminer cet atelier, nous partagerons un en-cas composé de ce chacun aura amené pour partager avant de nous séparer.

A savoir :
– L’atelier aura lieu en octobre, il est donc possible que le temps ne soit pas ensoleillé et chaud. Il faut dans ce cas prévoir des vêtements chauds.
– Merci d’amener de quoi manger et boire pour partager entre nous.
– Le lieu sera accessible en transport en commun et sera transmis par mail quelques jours avant la date de l’atelier. Il se situe à l’est de Paris.
– L’atelier se terminera à la nuit, il faut prévoir des lampes afin de se repérer.
– Merci d’amener un petit quelque chose pour décorer l’autel commun
– L’atelier est gratuit
– Merci de venir avec votre bonne volonté, votre bonne humeur et votre bonne politesse!

*** Les enfants sont les bienvenus. Me prévenir pour leur organiser une activité à l’intérieur du cercle.Afficher la suite

 

Un talisman est un objet ou une image mentale particulièrement révélateur et significatif pour celui ou celle qui le porte ou le visualise.

Le pouvoir qu’il détient et transmet est donc personnel dans la mesure ou il est lie par la personne qui le crée et le porte.

Un peu a la manière du tambour chamanique, le talisman accompagne également son porteur dans les différents monde au cours de ses voyages.

C’est pourquoi, il me semble important de lui dédier une cérémonie particulière, ou, a l’intérieur du cercle, l’on part a la découverte de celui-ci dans les différents mondes.

Pour ma part, j’apprécie particulièrement un voyage ou l’on passe au travers de multiples racines d’arbres pour voyager vers une rivière souterraine a destination d’une cave profonde et sombre ou la Déesse nous permet de nommer le talisman.

Le solsiste d’été est proche, une petite note sur deux animaux qui l’incarne.

Le héron est un gardien des secrets des lacs, des rivières et des sources, lieux de passage et de communication avec l’autre monde.
A ce titre, il représente un gardien de la mémoire des lieux. Croiser un héron lors d’une marche méditative est un signe, un regard depuis l’autre monde, tout comme rencontrer ce passeur lors d’un voyage chamanique.

Les baleines sont également des gardiennes de notre mémoire ancestrale et des intermédiaires. Leur médecine permet d’emprunter les courants marins et donc d’une certaine manière les courants émotionnels et mystiques des océans.

Hello,

Z Budapest proposera un atelier d’une journée le lundi 25 Juillet dans le cadre des événements et ateliers a la marge de la Goddess Conference, a Glastonbury.

Ouvert uniquement aux femmes, ce workshop « We all come from the Goddess » s’articule autour d’une célébration rituelle du lien qui nous unit a l’élément eau, mais également a nos ancêtres et a nos « sœurs » dans l’art.

Le rhassoul est une forme d’argile que l’on peut utiliser pour les soins de beauté et pour se « nettoyer » des énergies indésirables. D’origine marocaine, il permet de nettoyer le peau, de l’hydrater et de la réguler.

Comme l’argile, il est absorbant et purifiant,  je l’utilise en boue à la nouvelle lune lors de mes rites à la lune noire.

Je le prépare comme suit :

– 7 cuillers à soupe de rhassoul
– 1 cuiller à soupe d’argile verte
– 1 cuiller à soupe d’argile rose
– 1 cuiller à soupe d’argile jaune
– 1 décoction de lavande (1 poignée), de boutons de rose (3 poignées), de romarin et de thym (1/2 poignée de chaque) dans 75cl d’eau frémissante réduite au blender.

Il suffit alors de mélanger la terre à la décoction mixée et de laisser poser env 10 à 15 min.

Bye Bye WordPress…

Cela a été une belle histoire sur wordpress mais je change mes deux arbres de cabanne… Trop difficile à mannier quand on est une quiche de l’informatique comme moi et puis aussi une envie de quelque chose de plus sympa et de plus facile à « décorer »…
C’est donc reparti à cette adresse: http://lecheneetlecerisier.blogspot.com/

C’est encore un peu vide… mais gageons que cela se remplira rapidement!

Les magrets séchés sont un plat traditionnel du Limousin ( mais pas que, du sud-ouest en général) et c’est souvent que l’on en fait à grignoter. Mais ça a longtemps été aussi une façon de conserver la viande des volailles. Beaucoup de gens que je connaissais petite ne souhaitaient bien sûr pas perdre cette viande en prévision des froids de l’hiver mais ils souhaitaient également améliorer leur cuisine.
Leur relation à l’animal, qui même s’il était un animal de ferme n’en était pas moins bien traité, était respectueuse de lui .

Cette recette me semble être une recette de kitchenwitch en ce qu’elle valorise les ingrédients. Saler la viande a toujours été pour moi une sorte d’hommage, un mélange intime des quatre éléments et des éthers du monde minéral et animal. C’est aussi quelque chose de représentatif des saisons. L’on sale entre le solstice et l’automne, la période la plus forte étant les jours suivants Litha,  Lammas puis Mabon où le temps est encore clément mais où l’on sait que la roue de l’année a tourné définitivement.

Pour quelqu’un qui a longtemps été végétarienne, reprendre de la viande ne s’est pas fait sans questionnements moraux, mais il y a aussi un approfondissement des pourquoi du comment.

C’est une recette très simple à faire, quoique je force les doses de sel et le temps de salaison pour éviter les soucis. Il faut donc un magret de canard, si possible produit en ferme, (attention à certains magrets qui sont souvent gonflés artifitiellement en eau et en sérum et sont donc à éviter. Un beau magret est très ferme sous le doigt et si vous le pincez, il se tient).  L’on trouve parfois des magrets de piètre qualité très chers et des beaux chez les discounteurs… Une piste peut-être parfois les destockages des boutiques bio, des magasins spécialisés (par exemple il y en a une à Paris qui brade tout les derniers weekends du mois) ou les fins de marchés… J’ai un producteur qui les vend à prix direct aussi…

Je passe une couche de sel fin sur la face « viande » du magret puis du poivre (on peut mettre des herbes et/ou des épices aussi). Sur un linge propre disposé sur une assiette, je pose une couche de gros sel d’environ 1 gros cm, puis je dispose le magret côté viande dessus. Je couvre le face grasse avec 1 cm aussi de gros sel et je remplie les côtés. Je replie ensuite le magret dans son linge et je saucissonne comme un rôti de façon à l’enserrer dans le linge.
Je le laisse reposer 1 nuit comme cela  au frigo. Il doit pouvoir sécher plus de 12 heures dans le sel. C’est un temps long mais je préfère le laisser un peu brûler que de prendre le risque de le rater… Le linge doit être un peu humide normalement, un peu « froid ».

Au bout de se temps là, je gratte la couche de gros sel, je rince le magret sous l’eau bien froide et je le remets 2h au frigo dans son sel, saucissoné…

A sa sortie, je le gratte à nouveau et le laisse sécher dans son linge au frigo 3 semaines. Si vous avez une cave bien froide, il possible de l’y glisser… Il prendra ainsi mieux le poivre et les arômes. Mais il faut surveiller que la viande ne tourne pas…

Litha a eu un drôle de parfum pour moi cette année. Je ne l’ai pas célébré comme à mon habitude mais les changements d’habitude sont très favorables!

Litha s’est en fait imposé au milieu du quotidien, comme si je devais me rappeler la Déesse et ses chemins. Je me rends compte également que nous sommes seuls sur cette route. Dire cela m’aurait terrorisé il y a encore un an mais finalement n’est-ce pas ce que je savais depuis toujours? Parfois l’évidence se masque derrière pas mal de choses. Cette solitude n’apparaît pas pour moi comme une punition, simplement, comme un chemin vers la découverte et l’introspection différent du coven ou de la clairière.
Les deux chemins me semblent complémentaire, tant certaines choses semblent ne pouvoir se vivre que seul ou qu’en groupe.

Litha m’a amené vers le soleil, vers l’odeur du foin et vers les fleurs dans toute leur plénitude, mais j’ai dû passer par l’obscurité, le froid et certaines sensations sur lesquelles je ne peux pas mettre de nom encore, des sentiments…
J’ai ressenti cela plusieurs jours avant la fête comme si j’étais attirée à la fois par le soleil mais également par l’obscurité et l’hiver qui seraient ses corrollaires, comme si la seconde partie de l’année en germe depuis le solstice d’hiver se rappelait à mes bons souvenirs.
J’avais en tête le visage et le corps d’une déesse de neige qui renfermait un grain de blé au niveau du « chakra » du coeur… Ce Litha, c’était la même déesse mais avec un corps de blés et de foin, entourée de rosée et qui avait la neige en son sein…

Cet hiver avait marqué une introspection « forcée » par le travail et la santé très dure, mais j’avais tellement appris… Litha m’a donné cette même impression comme si des choses étaient nées en moi, comme si j’avais réclamé des sensations et des souvenirs qui ne demanderaient qu’à s’exprimer dans les prochains jours.

La sensation de plénitude a été très forte sur le chemin du solstice en lui-même, avec cette phase très particulière de la lune, et je me suis rappelée de l’exercice de « conscience » que j’avais appris voilà bien des années. Aucun soucis pour le partager: Il a pour but de rechercher l’harmonie avec la conscience globale du lieu, et surtout de son « éther ». C’est un état méditatif qui y conduit, pas nécessairement très profond, mais avec la volonté de déceler ce qui est derrière notre réalité, de déceler l’éther et de l’amener vers soi et vers sa propre conscience pour l’intégrer.

D’accord, cela fait beaucoup de grands mots, mais c’est quelque chose de finalement plutôt simple avec pour but de s’intégrer à l’endroit.

La fin du solstice, que j’ai ressenti hier a marqué une sensation beaucoup plus marquée vers la Déesse, comme si je la cherchais du coin de l’oeil à chaque instant…
J’ai surtout compris quelque chose de capital pour moi, c’est qu’il y a autant de « niveaux », de « compréhension » qu’il n’y a de personnes et de sensations de la Déesse. Sn visage est par mille fois différent dans chaque détail! C’est peut-être d »une simplicité maladive, mais cela m’ouvre plein de perspectives!!!!

Je n’ai pas ressenti le besoin de faire de célébrations, de rituels, l’imagination s’y est substituée. Et puis, la beauté de la nature a fait le reste!!

Lunes

Depuis un mois et demi, je travaille doucement sur mes lunes. J’ai arrêté la pilule il y a maintenant quelques temps, mes cycles sont redevenus naturels, je les ressents mais je n’avais vraiment jamais travaillé sur la période de mes lunes en fonction de la roue de l’année. C’est donc en cours!

J’ai commencé après Beltaine a noter ce que mon état d’esprit racontait, puis j’ai réellement commencé mon « état des lune » à fin de ce mois de mai.

Beltaine a été cette année pour moi une révélation. J’aimais la fête mais sans plus, je ne ressentais pas autre chose que cette espèce de frénésie magico-sexuelle. Mais cette année où j’ai choisi de m’impliquer sur la roue de l’année en tant que telle, j’ai réellement ressenti le « tournant » que représente Beltaine entre le passé, le présent et l’avenir! J’ai été soufflé!!

J’ai ressenti la force de la gestation… La gestation globale, la nature en devenir, la force de le naissance, la force de la disparition dans l’autre-monde aussi… J’ai également ressenti quelque chose sur laquelle j’ai du mal à mettre un terme mais qui serait la force primaire, celle du début, la force du sein à la fois nourricier et sexuel si je puis dire.

Ce ressenti me suit tout en évoluant au fur et à mesure de mes cycles et de cette roue de l’année… Petit à petit, je me rapproche de Litha (en plein milieu des exams grrr) et doucement je sens mon corps épouser le changement de saison… Un peu de nostalgie à l’idée que l’on attaque la seconde partie de l’année mais d’autres mystères en perspective!

J’ai hésité très très longtemps avant de publier ce post… Peut-être je l’enlèverais plus tard… Je ne sais pas… Jamais ce type d' »incident » ne m’était arrivé « avant », du moins pas  de façon aussi violente… Je ne sais pas si cela me fera du bien de l’écrire… on verra bien…

Mon copain et moi avons loué un jardin ouvrier, c’était un projet que l’on avait depuis quelque temps pour être un peu au vert et passer de la jardinière au vrai jardin ;-)… (je crois que je vais dédier une page à  celui-ci d’ailleurs).
 Nous avons donc commencé nos recherches une fois notre appart’ trouvé ici à Amiens, et après quelques aventures, on a dégoté un terrain ouvrier qu’une dame loue pour le compte de son oncle, âgé. Le jardin est sympa, avec un coin pêche pour l’Homme et sutout facilement accessible (beaucoup de terrains de jardinage étant situés dans les Hortillonages, zone accessible majoritairement en barque).

Celui-ci nous convenait parfaitement, si l’on met de côté l’état dans lequel l’ancien locataire l’a laissé… On signe le chèque, on récupère les clefs et nous voici  » au jardin ».

Les voisins sont sympas, toujours prêts à aider, on se met à préparer la terre et à nettoyer le terrain qui en a bien besoin!!!! Et l’Homme sort sa canne à pêche!
Un couple de voisins ne nous salue pas, on pense que l’on a pas remarqué leur rendu ou qu’ils ne se sentent pas concernés. Tant pis.

Je reviens le lendemain, un lundi, dans l’après-midi, seule. L’Homme travaille et veut passer le soir ensuite pêcher un peu… Je passe saluer mes deux voisins, qui sont très gentils et on discute un peu de la terre, des grandes innondations de 2001, des pommes de terre, des poireaux etc, avant de retourner nettoyer ma haie de Thuyas qui empiète chez mon autre voisin. Je me mets à rectifier celle-ci (je sais ce n’est pas la saison…).

Et là, chose délicieuse, la femme qui ne nous avait pas salué la veille commence à m’insulter copieusement, me traitant de tous les noms et de toutes les choses, menaçant de lâcher son berger allemand (cloîtré jour et nuit au demeurant dans un cabanon sordide) sur moi, au motif que, tu comprends son chien fait peut-être comme elle, « il aime pas les arabes, parce qu’il sait, (il voulant dire « tu ») que c’est une sale race. Ah ça oui, ça vaut pas grand chose, ça apporte que de la merde… » En plus, celle-là avec son t-shirt, c’est une salope. » J’ai simplement entendu cela, sans comprendre ce qu’elle a dit avant, mais qui ne devait pas être plus glorieux…

Ah ben pas besoin de faire les soldes au moins…

Je n’ai pas compris de suite ce qu’il passait (j’ai une surdité), quand j’ai compris… Je suis partie me réfugier dans une partie plus « caché » du verger et plus proche de mes deux voisins sympas… J’ai appelé mon copain en tremblant comme une feuille. Je paniquais complètement… Peur de voir ce chien qui doit bien peser 40 kg me sautait dessus, cette espèce de folle qui parle en français plus que moyen débarquer dans le jardin me faire comprendre que je n’avais pas ma place… Et qui puait l’alcool à 20 mètres.

Son mari lui demande de se taire, elle hurle de plus fort ses insultes… J’entends le mari lui dire qu’on s’en va, qu’on a honte etc… Mais rien… Puis plus rien… Le silence… Une voiture passe de l’autre côté, s’arrête quelques minutes, repart… Je me sens comme une bête traquée… Je reste planquée sous mon pommier à rammasser de la prêle pour faire mon purin…

Mon voisin débarque quelques minutes après, mon copain me rappele, inquiet, pour savoir si tout va bien… Le voisin du voisin a mis au courant mon voisin de ce qu’il se disait, et puis son pote s’est arrêté parce qu’elle comprend (elle voulant dire tu) celle-là, elle est bien connue. Il me rassure, me dit qu’elle est alcolique, que personne ne lui parle parce qu’elle peste toujours, que le chien est gentil, qu’il s’appele Alban et que personne n’a eu de soucis avec…

Je les remercie, on m’offre un rosé, on m’aide un peu pour les ronces, je me calme, je plaisante même un peu… Je repars…

Le lendemain, elle n’est pas là.

Je la revois quelques jours plus tard, elle ne dit rien, je la salue de la tête, par politesse, pas de réponse, son mari baisse la tête, s’en va, le chien me regarde, elle aussi comme si j’étais une bête de foire. Fuck th… Elle a bien dû rester comme ça à me mater comme si j’étais une pouliche un bon moment, le temps que je retourne et amende une planche de 1,50 sur 2, 50.

Je la revois quasiment à chaque fois que j’y vais dans la même position. Quand mon copain est là, il la regarde et se fiche d’elle, je baisse la tête, elle tourne les talons en pestant. Je plaisante avec lui en lui disant qu’elle s’attend certainement à ce que je sorte le thé à la menthe. 

Je n’ai pas su réagir. Je n’ai pas su me faire respecter comme j’aurais dû. Je suis passée par la colère, la volonté de lui passer bêche par tête, de lui expliquer ma façon de penser, de faire une main courante, mais je suis restée là, stoïque. Un vrai tronc. Je m’en veux quelque part. Il y avait forcément une solution, mais laquelle?

Depuis elle me regarde, je la regarde, c’est un peu le nouveau western au milieu des grenouilles, des libellules, des poireaux et des plants de tomate.