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Bye Bye WordPress…

Cela a été une belle histoire sur wordpress mais je change mes deux arbres de cabanne… Trop difficile à mannier quand on est une quiche de l’informatique comme moi et puis aussi une envie de quelque chose de plus sympa et de plus facile à “décorer”…
C’est donc reparti à cette adresse: http://lecheneetlecerisier.blogspot.com/

C’est encore un peu vide… mais gageons que cela se remplira rapidement!

Les magrets séchés sont un plat traditionnel du Limousin ( mais pas que, du sud-ouest en général) et c’est souvent que l’on en fait à grignoter. Mais ça a longtemps été aussi une façon de conserver la viande des volailles. Beaucoup de gens que je connaissais petite ne souhaitaient bien sûr pas perdre cette viande en prévision des froids de l’hiver mais ils souhaitaient également améliorer leur cuisine.
Leur relation à l’animal, qui même s’il était un animal de ferme n’en était pas moins bien traité, était respectueuse de lui .

Cette recette me semble être une recette de kitchenwitch en ce qu’elle valorise les ingrédients. Saler la viande a toujours été pour moi une sorte d’hommage, un mélange intime des quatre éléments et des éthers du monde minéral et animal. C’est aussi quelque chose de représentatif des saisons. L’on sale entre le solstice et l’automne, la période la plus forte étant les jours suivants Litha,  Lammas puis Mabon où le temps est encore clément mais où l’on sait que la roue de l’année a tourné définitivement.

Pour quelqu’un qui a longtemps été végétarienne, reprendre de la viande ne s’est pas fait sans questionnements moraux, mais il y a aussi un approfondissement des pourquoi du comment.

C’est une recette très simple à faire, quoique je force les doses de sel et le temps de salaison pour éviter les soucis. Il faut donc un magret de canard, si possible produit en ferme, (attention à certains magrets qui sont souvent gonflés artifitiellement en eau et en sérum et sont donc à éviter. Un beau magret est très ferme sous le doigt et si vous le pincez, il se tient).  L’on trouve parfois des magrets de piètre qualité très chers et des beaux chez les discounteurs… Une piste peut-être parfois les destockages des boutiques bio, des magasins spécialisés (par exemple il y en a une à Paris qui brade tout les derniers weekends du mois) ou les fins de marchés… J’ai un producteur qui les vend à prix direct aussi…

Je passe une couche de sel fin sur la face “viande” du magret puis du poivre (on peut mettre des herbes et/ou des épices aussi). Sur un linge propre disposé sur une assiette, je pose une couche de gros sel d’environ 1 gros cm, puis je dispose le magret côté viande dessus. Je couvre le face grasse avec 1 cm aussi de gros sel et je remplie les côtés. Je replie ensuite le magret dans son linge et je saucissonne comme un rôti de façon à l’enserrer dans le linge.
Je le laisse reposer 1 nuit comme cela  au frigo. Il doit pouvoir sécher plus de 12 heures dans le sel. C’est un temps long mais je préfère le laisser un peu brûler que de prendre le risque de le rater… Le linge doit être un peu humide normalement, un peu “froid”.

Au bout de se temps là, je gratte la couche de gros sel, je rince le magret sous l’eau bien froide et je le remets 2h au frigo dans son sel, saucissoné…

A sa sortie, je le gratte à nouveau et le laisse sécher dans son linge au frigo 3 semaines. Si vous avez une cave bien froide, il possible de l’y glisser… Il prendra ainsi mieux le poivre et les arômes. Mais il faut surveiller que la viande ne tourne pas…

Litha a eu un drôle de parfum pour moi cette année. Je ne l’ai pas célébré comme à mon habitude mais les changements d’habitude sont très favorables!

Litha s’est en fait imposé au milieu du quotidien, comme si je devais me rappeler la Déesse et ses chemins. Je me rends compte également que nous sommes seuls sur cette route. Dire cela m’aurait terrorisé il y a encore un an mais finalement n’est-ce pas ce que je savais depuis toujours? Parfois l’évidence se masque derrière pas mal de choses. Cette solitude n’apparaît pas pour moi comme une punition, simplement, comme un chemin vers la découverte et l’introspection différent du coven ou de la clairière.
Les deux chemins me semblent complémentaire, tant certaines choses semblent ne pouvoir se vivre que seul ou qu’en groupe.

Litha m’a amené vers le soleil, vers l’odeur du foin et vers les fleurs dans toute leur plénitude, mais j’ai dû passer par l’obscurité, le froid et certaines sensations sur lesquelles je ne peux pas mettre de nom encore, des sentiments…
J’ai ressenti cela plusieurs jours avant la fête comme si j’étais attirée à la fois par le soleil mais également par l’obscurité et l’hiver qui seraient ses corrollaires, comme si la seconde partie de l’année en germe depuis le solstice d’hiver se rappelait à mes bons souvenirs.
J’avais en tête le visage et le corps d’une déesse de neige qui renfermait un grain de blé au niveau du “chakra” du coeur… Ce Litha, c’était la même déesse mais avec un corps de blés et de foin, entourée de rosée et qui avait la neige en son sein…

Cet hiver avait marqué une introspection “forcée” par le travail et la santé très dure, mais j’avais tellement appris… Litha m’a donné cette même impression comme si des choses étaient nées en moi, comme si j’avais réclamé des sensations et des souvenirs qui ne demanderaient qu’à s’exprimer dans les prochains jours.

La sensation de plénitude a été très forte sur le chemin du solstice en lui-même, avec cette phase très particulière de la lune, et je me suis rappelée de l’exercice de “conscience” que j’avais appris voilà bien des années. Aucun soucis pour le partager: Il a pour but de rechercher l’harmonie avec la conscience globale du lieu, et surtout de son “éther”. C’est un état méditatif qui y conduit, pas nécessairement très profond, mais avec la volonté de déceler ce qui est derrière notre réalité, de déceler l’éther et de l’amener vers soi et vers sa propre conscience pour l’intégrer.

D’accord, cela fait beaucoup de grands mots, mais c’est quelque chose de finalement plutôt simple avec pour but de s’intégrer à l’endroit.

La fin du solstice, que j’ai ressenti hier a marqué une sensation beaucoup plus marquée vers la Déesse, comme si je la cherchais du coin de l’oeil à chaque instant…
J’ai surtout compris quelque chose de capital pour moi, c’est qu’il y a autant de “niveaux”, de “compréhension” qu’il n’y a de personnes et de sensations de la Déesse. Sn visage est par mille fois différent dans chaque détail! C’est peut-être d”une simplicité maladive, mais cela m’ouvre plein de perspectives!!!!

Je n’ai pas ressenti le besoin de faire de célébrations, de rituels, l’imagination s’y est substituée. Et puis, la beauté de la nature a fait le reste!!

Lunes

Depuis un mois et demi, je travaille doucement sur mes lunes. J’ai arrêté la pilule il y a maintenant quelques temps, mes cycles sont redevenus naturels, je les ressents mais je n’avais vraiment jamais travaillé sur la période de mes lunes en fonction de la roue de l’année. C’est donc en cours!

J’ai commencé après Beltaine a noter ce que mon état d’esprit racontait, puis j’ai réellement commencé mon “état des lune” à fin de ce mois de mai.

Beltaine a été cette année pour moi une révélation. J’aimais la fête mais sans plus, je ne ressentais pas autre chose que cette espèce de frénésie magico-sexuelle. Mais cette année où j’ai choisi de m’impliquer sur la roue de l’année en tant que telle, j’ai réellement ressenti le “tournant” que représente Beltaine entre le passé, le présent et l’avenir! J’ai été soufflé!!

J’ai ressenti la force de la gestation… La gestation globale, la nature en devenir, la force de le naissance, la force de la disparition dans l’autre-monde aussi… J’ai également ressenti quelque chose sur laquelle j’ai du mal à mettre un terme mais qui serait la force primaire, celle du début, la force du sein à la fois nourricier et sexuel si je puis dire.

Ce ressenti me suit tout en évoluant au fur et à mesure de mes cycles et de cette roue de l’année… Petit à petit, je me rapproche de Litha (en plein milieu des exams grrr) et doucement je sens mon corps épouser le changement de saison… Un peu de nostalgie à l’idée que l’on attaque la seconde partie de l’année mais d’autres mystères en perspective!

J’ai hésité très très longtemps avant de publier ce post… Peut-être je l’enlèverais plus tard… Je ne sais pas… Jamais ce type d’”incident” ne m’était arrivé “avant”, du moins pas  de façon aussi violente… Je ne sais pas si cela me fera du bien de l’écrire… on verra bien…

Mon copain et moi avons loué un jardin ouvrier, c’était un projet que l’on avait depuis quelque temps pour être un peu au vert et passer de la jardinière au vrai jardin ;-) … (je crois que je vais dédier une page à  celui-ci d’ailleurs).
 Nous avons donc commencé nos recherches une fois notre appart’ trouvé ici à Amiens, et après quelques aventures, on a dégoté un terrain ouvrier qu’une dame loue pour le compte de son oncle, âgé. Le jardin est sympa, avec un coin pêche pour l’Homme et sutout facilement accessible (beaucoup de terrains de jardinage étant situés dans les Hortillonages, zone accessible majoritairement en barque).

Celui-ci nous convenait parfaitement, si l’on met de côté l’état dans lequel l’ancien locataire l’a laissé… On signe le chèque, on récupère les clefs et nous voici ” au jardin”.

Les voisins sont sympas, toujours prêts à aider, on se met à préparer la terre et à nettoyer le terrain qui en a bien besoin!!!! Et l’Homme sort sa canne à pêche!
Un couple de voisins ne nous salue pas, on pense que l’on a pas remarqué leur rendu ou qu’ils ne se sentent pas concernés. Tant pis.

Je reviens le lendemain, un lundi, dans l’après-midi, seule. L’Homme travaille et veut passer le soir ensuite pêcher un peu… Je passe saluer mes deux voisins, qui sont très gentils et on discute un peu de la terre, des grandes innondations de 2001, des pommes de terre, des poireaux etc, avant de retourner nettoyer ma haie de Thuyas qui empiète chez mon autre voisin. Je me mets à rectifier celle-ci (je sais ce n’est pas la saison…).

Et là, chose délicieuse, la femme qui ne nous avait pas salué la veille commence à m’insulter copieusement, me traitant de tous les noms et de toutes les choses, menaçant de lâcher son berger allemand (cloîtré jour et nuit au demeurant dans un cabanon sordide) sur moi, au motif que, tu comprends son chien fait peut-être comme elle, “il aime pas les arabes, parce qu’il sait, (il voulant dire “tu”) que c’est une sale race. Ah ça oui, ça vaut pas grand chose, ça apporte que de la merde…” En plus, celle-là avec son t-shirt, c’est une salope.” J’ai simplement entendu cela, sans comprendre ce qu’elle a dit avant, mais qui ne devait pas être plus glorieux…

Ah ben pas besoin de faire les soldes au moins…

Je n’ai pas compris de suite ce qu’il passait (j’ai une surdité), quand j’ai compris… Je suis partie me réfugier dans une partie plus “caché” du verger et plus proche de mes deux voisins sympas… J’ai appelé mon copain en tremblant comme une feuille. Je paniquais complètement… Peur de voir ce chien qui doit bien peser 40 kg me sautait dessus, cette espèce de folle qui parle en français plus que moyen débarquer dans le jardin me faire comprendre que je n’avais pas ma place… Et qui puait l’alcool à 20 mètres.

Son mari lui demande de se taire, elle hurle de plus fort ses insultes… J’entends le mari lui dire qu’on s’en va, qu’on a honte etc… Mais rien… Puis plus rien… Le silence… Une voiture passe de l’autre côté, s’arrête quelques minutes, repart… Je me sens comme une bête traquée… Je reste planquée sous mon pommier à rammasser de la prêle pour faire mon purin…

Mon voisin débarque quelques minutes après, mon copain me rappele, inquiet, pour savoir si tout va bien… Le voisin du voisin a mis au courant mon voisin de ce qu’il se disait, et puis son pote s’est arrêté parce qu’elle comprend (elle voulant dire tu) celle-là, elle est bien connue. Il me rassure, me dit qu’elle est alcolique, que personne ne lui parle parce qu’elle peste toujours, que le chien est gentil, qu’il s’appele Alban et que personne n’a eu de soucis avec…

Je les remercie, on m’offre un rosé, on m’aide un peu pour les ronces, je me calme, je plaisante même un peu… Je repars…

Le lendemain, elle n’est pas là.

Je la revois quelques jours plus tard, elle ne dit rien, je la salue de la tête, par politesse, pas de réponse, son mari baisse la tête, s’en va, le chien me regarde, elle aussi comme si j’étais une bête de foire. Fuck th… Elle a bien dû rester comme ça à me mater comme si j’étais une pouliche un bon moment, le temps que je retourne et amende une planche de 1,50 sur 2, 50.

Je la revois quasiment à chaque fois que j’y vais dans la même position. Quand mon copain est là, il la regarde et se fiche d’elle, je baisse la tête, elle tourne les talons en pestant. Je plaisante avec lui en lui disant qu’elle s’attend certainement à ce que je sorte le thé à la menthe. 

Je n’ai pas su réagir. Je n’ai pas su me faire respecter comme j’aurais dû. Je suis passée par la colère, la volonté de lui passer bêche par tête, de lui expliquer ma façon de penser, de faire une main courante, mais je suis restée là, stoïque. Un vrai tronc. Je m’en veux quelque part. Il y avait forcément une solution, mais laquelle?

Depuis elle me regarde, je la regarde, c’est un peu le nouveau western au milieu des grenouilles, des libellules, des poireaux et des plants de tomate.

Après un temps magnifique ces derniers jours, la pluie a fait son grand retour! Une petite pluie fine et froide, qui pénètre le sol et humidifie l’air… J’apprécie cette pluie d’été qui rend le ciel gris et songeur… cela donne un côté un peu féerique avec le petit vent et l’odeur des bosqués.

Et pourtant cette pluie fine a comme une odeur de tournant: la roue de l’année quitte la période de Beltaine et continue vers Litha, emmenant avec elle les bûchers et les esprits de la nuit. Le vert et le jour prennent leur place et s’installent doucement pour quelques temps…

Cette nouvelle lunaison, je la ressents comme la suite de la fertilité offerte à Beltaine… Un peu comme un inter-temps du cycle vie-mort-renouveau qui se prolonge encore un peu.

Un peu comme si la matière qui passe et disparaît conserve sa force vitale à travers le temps et l’espace. La vision qui me vient est celle du cycle perpétuel: une vision du visage toujours nouveau de la Déesse, presque un message d’amour au travers des saisons et des cycles, quelque chose de très féminin…. Finalement un peu comme le moment où une goûte d’eau touche le sol.

Les unes de la presse féminine font leur grand retour printanier avec une série de régimes recettes pour rester belle et en forme (version Crise 2009 du mot “Régime”)… sans compter les produits anticellulite, minceurs etc…
Toujours peu ou prou les mêmes silhouettes et les mêmes idées que l’on transmet à des jeunes filles, au demeurant de plus en plus jeunes… 

Partout ressort que l’alimentation vivante et équilibrée aide à garder une précieuse santé, qui ne devrait jamais être, par ailleurs, associée à la minceur (il me semble) et pourtant… nombre de recettes proposées dans les magazines ne sont pas réellement des recettes “santé”… Très peu de végétarien, beaucoup de protéines et de féculents…. Pas mal de sucre également…
Bref des recettes plutôt chères et bcbg… mais surtout hyper marketées pour vendre du rêve de cuisine de mannequin mais pleine de goûts et relevée…

Dommage je crois… retirer la notion de plaisir à manger, même gras, salé, sucré etc. est à mon sens une hérésie contreproductive…

Avec toujours l’idée derrière que l’on sait mieux que vous ce qui est bon à manger, et que vous devriez vomir votre pain au chocolat tout chaud du boulanger au motif qu’il contient plus de gras (pardon de “lipides”) que de raison. Et que cette charmante pomme et ce yaourt 0% feront un aussi bon petit-déj avec quelques céréales de régime pleines de fibres…

Evidemment, cette pomme au mois de mai sera de saison, donc pleine de vitamines pas ”assassinées” par les procédures d’ionisation pour la conserver, ce yaourt à 0% obtenu on ne sait trop comment (on enlève le petit lait et les principales bonnes graisses du yaourt pour mettre à la place une eau enrichie d’on ne sait trop quoi et en gardant les mauvaises graisses sinon le yaourt ne prend pas…) sera votre meilleur “allié forme”. Quant aux céréales de régime autant ne pas en parler…

Je rejette donc toute idée de “régime”, véritable abomination culturelle et religieuse et vous recommande  le pain au chocolat,  les chouquettes, les croissants, le petit-noir ou le crème, le chocolat sous toutes ses formes, le fromage, les pâtisseries maison…
Et le plaisir de ne pas ressembler à des cadavres malades et maltraités pour le plaisir des yeux de certains, avides de chair fraîche et de sexe sur papier glacé (car il s’agit bien de cela…). 

Nous sommes nées avec un corps de déesse, des formes pour la volupté et l’usage, des sens pour goûter les plaisirs de la Terre Mère, de la créativité pour inventer nos propres gourmandises, de la respectabilité et de l’autorité pour imposer nos choix et nos visions…  Bref de la Beauté. Et ça, c’est à honorer!

Après bon nombre d’épreuves mais aussi de bons moments, je suis de retour sur le Chêne et le Cerisier…

Je vais reprendre le blog et lui donner un nouveau look, par exemple la bannière en haut, qui était en fait une photo d’un rayon de soleil sur un étang entouré de verdure. J’avais prise celle-ci lors du witchcamp d’Avalon Spring de l’an dernier, la vue avait fait écho, sans savoir pourquoi sur le moment. Aujourd’hui j’ai compris.

Pour ceux que ça intéresse le camp est réorganisé cette année à proximité de Glastonbury sur un weekend fin mai. Les prix en dortoirs sont à partir de 120£ de mémoire. Je ne peux malheureusement pas m’y rendre cette année mais je recommande l’expérience!

J’ai pas mal de choses de prévu: articles, recettes, jardin etc… Je me mets également à la cosméto maison… Bref pas mal de news en perspective!!

Une superbe méditation récupérée sur le net. Vraiment très belle… Une petite explication d’Imbolc et quelques mots sur Brighid (trouvés eux-aussi sur la toile) sont disponibles sur La rose et le châtaigner.

Imbolc Path Working
Source: Unknown
The promise of Spring

I am the darkness at the source of the well.
I am the place where the waiting seeds swell
I am the cave of the earth serpents’ sleeping.
All things wait in My cairn’s keeping..

The rounded grey stones of the well shine bright with green moss in the luminescent twilight. Withered grasses and the sharp brown umbrils of dead meadowsweet guard the depths.

Above, slender Rowan boughs net the darkening sky with a tracery of black lace. A solitary berry, overlooked by the hungry birds, hangs like a drop of dried blood over the well. It is Winter and the earth is crusted hard, dusted with silver frost.

It is not yet Spring, yet look up. The dry twigs are swelling at the tips, hinting greens as yet unborn.

Look down. Look down into the waters of the winter well. Look down into the darkness. Look through the reflection of your own being. Look into yourself, into Herself.

Look deeper. In the eye of the well, in the dark water, is a single flame, small and clear. Look deeper still. The quiet light illuminates a cavern, an earth cairn, the source of the well, where the water waits as yet unrisen. The flame burns, a small quiet leaf of fire.

There around the silent pool coil two serpents, dark in their interlocked sleep. They rest, patterned in a knot of winter rest. They lie as yet unrisen.

And look, silhouetted against the stone, there stands a figure. Tall, she is, a woman veiled in black and deepest amethyst, but through the dark veil her eyes glow like small flames. She waits, drawing you into her darkness.

The Goddess speaks “I am the darkness at the source of the well.”

Now the stillness is within you. You feel the ageless cold of stone, the withering of flower and leaf, the cyclical lonely death of winter.

The Goddess speaks “I am the cave of the serpents’ sleeping”

Now within the cold quietness, there is movement. The snakes are stirring. There is gentle undulation, a reforming of coiled pattern. Movement grows stronger. They writhe faster, forming a circle of interwoven darkness and light.

The movement is within you. Within the waiting womb of your being is a memory of light and fire. It winds and weaves turning through the deep coldness. Within you is a stirring, a disturbing, a searching, a longing for the linking of love.

The Goddess speaks “I am the place where the waiting seeds swell.”

The figure is brighter now. Her robes shine darkly purple in the flame light. She holds out her hands. Cupped between them is a small golden bowl, round and smooth. From within it shines a soft green light. The green glow grows, illuminating the veiled face of the Goddess.

The bowl draws you, warms you, as you reach out to take it into your own open hands. Look into the bowl. Nested in green moss lie seeds of all kinds, seeds like drifting brown dust, round seeds of mottled green. Grey winged or wrinkled black, they lie waiting. Although none have yet germinated, all are swollen with potential fecundity, a promise of fertility.

The bowl is warm as you hold it in your hands, cradle it to your breast. Now within you is a heart’s warmth, a seeding of hope. And you feel the hopes of your heart’s depths swell into longing.

The Goddess speaks “All things wait in my cairn of keeping.”

The dark Goddess shines. She lifts her hands and they gleam pale in the flame light.

The snake weaving changes, moving faster, becoming a rising coil, a spiral of rising pattern, a great cone of darkness and light, now shot through with fiery reds, now gold and green. Brighter, the whirling cone rises higher around the leaf blade flame. And the water is whipped into a cauldron of bubbling pattern.

Higher and brighter rises the swirling knot, up into the eye of the well, swept up into the starlit air, straightening swift as swords stabbing the night. And they are gone, released to the winter dark.

There is a stillness within the earth cairn. It is the stillness of waiting, of anticipation.

You breathe the waiting hope deep into your mouth. It fills your throat, rises through your head, a cold clear frosty clarity enhancing all your senses. You are revitalized with the awareness of the Goddess in the moment of transition.

She lifts Her pale hands once more, and Her white arms glow like frosted tree limbs. And then she is transformed, clothed with a white light, bright as Spring snow. Now she stands before you, a slender beautiful woman ,all in white, her white hair flowing around her, shimmering like fresh snowfall or falling like river thaw

And you also are filled with light, clear and lonely as a February dawn. She surrounds you, enters you, transforms you with her cold illumination and anticipation. In the clear white light the walls of the earth cairn fade away and you find yourself standing once more beside the winter well, under the dark tree canopy.

Now She speaks within you. The Goddess speaks with your own voice.

“I am bereft and lonely. I am cold. I cry out for the comfort of the dark cairn, for the shielding peace of the dark veil.

I have held to myself the dreaming seeds, cradled them and sheltered them with my body. Now they are scattered each to individual growth. They must search out light and warmth, each in competition, seeking dominance. And I have let them go for I may nurture but I may not control.

I have held to myself the pattern of the serpents’ sleeping. Now they are released to follow the heroes’ path. They have entered into the conflict of hunter and hunted, each searching ever for the other, they will hunt for me. But I will pursue them to the year’s end.

I am bereft and lonely in my compassion. I have birthed the years turning. The earth womb is empty. I cry in my compassion. The joy and sorrow of it. Oh the joy and sorrow of the heroes’ path that is now loosed upon the earth. For I also must play my part in this cycle taking in turn the role of bride and lover, mother and queen until at the last I gather all back into my cairn’s keeping where tears of joy and sorrow become one with dreams of promise.”

The night is dark and cold. Slender branches of Rowan shine in frosty splendor under a crescent moon. The earth is hard and frozen. All seems Winter. But there is a new fragrance in the clear air.

“Brighid met son doigt dans la rivière
Le jour de Brighid,
Et s’en est allé la mère qui trame le froid”

Carmina Gadelica

“Brigit, femme excellente,
Flame dorée, étincellante,
Qu’elle nous porte au royaume éternel,
Elle le soleil, enflamée, radieuse

Hymme du VIIè siècle.

Brigit au manteau,
Brigit au tas de tourbe,
Brigit à la chevelure entrelacée,
Brigit à l’augure,

Brigit aux paumes blanches,
Brigit de la tranquilité,
Brigit de la gentillesse,
Brigit à la vache”
Chanson écossaise

Cette veille,
Cette nuit,
Oh! Cette veille,
Cette nuit,
Et toute nuit,
Chaque nuit”
Carmina Gadelica

“Il y a trois choses ténues qui soutiennent le mieux le monde:
Le mince filet de lait qui coule du pis de la vache dans le seau,
le mince épi de blé en herbe sur la terre;
le fil mince dans la main d’une femme habile”

Triade

“Trois bruits d’abondance:
Le meuglement d’une vache traite,
Le vacarme d’une forge,
Le bruissement d’une charrue

Triade

“Trois cierges illuminent l’obscurité : Vérite, Nature, Connaissance”
Triade

Il y a une vache sur la montagne,
Une belle vache blanche;
Elle va à l’est et elle va à l’ouest,
Et mes sens se sont mis à l’aimer;
Elle va avec le soleil et elle oublie de brûler,
Et la lune tourne sa face vers elle,
Ma belle vache blanche de la montagne”
Comptine irlandaise.

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